Démystifier la technologie LDTD: « Pas de chromatographie, pas de séparation? » et « L’azote pur comme gaz vecteur: oui ou non? »

La technologie LDTD existe depuis déjà quelques temps et pourtant, comme il s’agit d’une technologie qui se trouve loin des systèmes traditionnels LC-MS, les gens les comparent et tentent de comprendre comment fonctionne notre technologie. Pour démystifier le tout, nous avons décidé d’entamer une série de publications permettant de répondre aux questions les plus fréquemment posées sur la technologie LDTD.

Voici nos premiers sujets:

Sujet#1: Comment peut-on séparer les molécules s’il n’y a pas de chromatographie?

Nous ne séparons pas les molécules! La technologie LDTD ne s’appuie pas sur la séparation chromatographique pour différencier les molécules. Elle s’appuie sur la masse parent et la masse fille visées et détectées par la spectrométrie de masse pour différencier les analytes. De plus, une méthode d’extraction d’échantillon optimisée nous permet d’éliminer les interférents qui se trouvent dans la matrice.

Quand est-il des molécules isobariques? Nous pouvons généralement trouver un fragment spécifique à chaque molécule, même si les masses parents sont identiques. Lorsque ce n’est pas possible, une étape de dérivation spécifique à une des molécules isobariques peut être ajouté à la préparation d’échantillon pour changer la masse parent.

Et si l’étape de dérivation n’est pas une option? Une bonne alternative est la mobilité ionique couplée à la spectrométrie de masse (IMS-MS) qui a été développée pour séparer les molécules similaires basées sur leur mobilité dans un champ électrique. Cette technologie peut être très utile pour atténuer le signal reçu par les interférents dans l’échantillon.

Sujet #2: Pouvons-nous utiliser de l’azote pur comme gaz vecteur?

Non. Nous utilisons de l’air comprimé comme gaz vecteur dû à la présence d’eau (entre 3 ppm et 1800 ppm), d’azote et d’oxygène.

En mode positif, l’azote et les micro-gouttelettes d’eau sont nécessaires pour l’ionisation des molécules dans la région de la décharge corona. En effet, la décharge corona permet d’arracher un électron disponible, dans notre cas c’est de l’azote, pour créer du H3O+ avec les traces d’eau qui, à son tour, entrera en interaction avec la molécule pour lui donner un proton, d’où la recherche de la masse mère correspondant à M + 1. Puisque nous sommes dans un environnement sec, la seule composante qui peut fournir de l’eau est le gaz vecteur dans lequel les molécules sont transportées.1

En mode négatif, la décharge corona donne un électron à l’oxygène dans l’air, qui crée du O2-, qui entrera en interaction avec la molécule pour lui arracher un proton, d’où la recherche du M – 1.2

Ce qui veut dire que théoriquement, l’azote contenant des traces d’eau pourrait être utilisé avec la technologie LDTD, mais seulement en mode positif.

[1] I. Dzidic, D. I. Carroll, R. N. Stillwell, E. C. Horning, Comparison of Positive Ions Formed in Nickel-63 and Corona Discharge Ion Sources Using Nitrogen, Argon, Isobutane, Ammonia and Nitric Oxide as Reagents in Atmospheric Pressure Ionization Mass Spectrometry, Anal. Chem., 1976, Vol. 48, No. 12, 1763.

[1] K. Sekimoto, M. Sakai, M. Takayama, Specific Interfaction Between negative Atmospheric Ions and organic Compounds in Atmospheric Pressure Corona Discharge Ionization Mass Spectrometry, J. Am. Soc. Mass. Spec., 2012, 23, 1109.

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